Les chiots conseils & astuces

Le chiot : Conseils et Astuces

 SOMMAIRE

  • Ce que vous devez savoir sur votre chiot
  • Préparer l'arrivée du chiot
  • L'arrivée dans la famille
  • L'apprentissage de la socialisation
  • Communiquer avec son chiot : se faire comprendre
  • Les bases d'une bonne éducation
  • Le port du collier et de la laisse
  • L'apprentissage de la propreté
  • Lui apprendre à rester seul
  • Lui apprendre les ordres simples : «assis», «couché»
  • Lui apprendre le «pas bouger»
  • L'initiation au rappel
  • Les erreurs à ne pas commettre
  • Conclusion et conseils

 

Petit chiot deviendra grand et pour réussir au mieux cette cohabitation toute nouvelle (souvent inédite pour beaucoup d'entre vous) qui durera en moyenne 12 à 15 ans, il y a quelques points importants à connaître de votre compagnon canin.

Les informations collectées reposent sur l'étude de documents rédigés par des experts dont vous trouverez les références à la fin de ces pages. Cependant il ne faut pas perdre de vue, que chaque chiot étant différent, chaque situation est différente. Il vous appartient d'adapter certains conseils à la votre.

Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce document  et souhaitons qu'il vous apporte des éclaircissements à des questions ou des situations qui pourraient vous poser problème.

Il est primordial de rappeler qu'un chien étant un être vivant, nous acceptons en l'accueillant chez nous, la responsabilité de son bien-être

Les méthodes d'éducation citées dans ses pages sont des exemples. Il en existe bien sûr d'autres non présentes ici que vous pourrez aborder en consultant plus de documentations sur le sujet.

Mais le plus important est de garder à l'esprit que le respect de notre chien doit être notre priorité de maître.

Quelques anciennes méthodes d'éducation préconisaient la soumission par la force ou la brutalité, or nous devons évoluer dans le sens contraire et tenir compte de la capacité de notre chien à nous comprendre et nous écouter pour un peu que nous sachions lui transmettre nos attentes.

Enfin, laissez vous guider par votre instinct, si certaines méthodes ne vous conviennent pas, voyez comment vous pouvez faire autrement du moment que la brutalité et la punition systématique ne soient pas utilisées.

Les notions de dominance, de soumission, meute etc... sont des mots employés pour expliquer l'importance d'établir une hiérarchie, une place dans un groupe. Ils n'ont ici aucun sens de violence, brutalité ou toute autre connotation de ce genre.

Respectez votre chien en tant qu'être vivant et construisez une relation claire et sereine avec lui en étant tout simplement son modèle, son guide. Vous serez étonnés de sa capacité à vouloir vous plaire à tout prix, simplement en étant votre complice de vie.

Enfin, sachez que l'idéal est de choisir votre chiot avec un professionnel canin car celui-ci sera en mesure d'évaluer son caractère et mettre en place avec vous de bonnes bases d'éducation.

Ce que vous devez savoir sur votre chiot

Avant d’arriver à votre domicile et de faire partie de votre famille, votre chiot a déjà connu quelques étapes importantes dans sa construction qui ont beaucoup comptées pour son devenir de chien adulte.

Par exemple la présence de la mère jusqu’à 8 semaines minimum est primordiale pour assurer son développement émotionnel et son comportement futur. C’est elle qui, en contribuant à une éducation précoce lui enseigne les codes canins nécessaires pour en faire un chien adulte au caractère équilibré.

C’est pourquoi il est très important de bien choisir le lieu où vous allez acheter votre chiot. Certaines animaleries ne sont pas conseillées car il n’est pas certain que la socialisation du chiot se soit faite dans de bonnes conditions et que toutes ces étapes aient été respectées.  Assurez-vous simplement de la provenance des chiots vendus.

L’idéal si vous le pouvez, est de comparer plusieurs Éleveurs et de choisir celui (dont le nom circule de bouche à oreille, gage d'une bonne renommée dans ce métier) qui prendra le temps de respecter ce délai nécessaire pour la mère et son chiot. Il procédera également à une première phase de familiarisation à l’espèce humaine en prodiguant à votre chiot des contacts humains répétés. De même, il l’habituera à différents sons et bruits qui pourraient éventuellement l’inquiéter (aspirateur, voiture, sèche-cheveux, etc...).

Vous devrez bien sûr dès son arrivée continuer cet apprentissage au risque si vous ne le faisiez pas, que votre chiot devienne un adulte peureux.

Continuer le travail de familiarisation à la maison permet de préparer votre chiot à son avenir.

Comment fonctionne votre chiot ?

Son arrivée chez vous, donc à 8 semaines minimum (la loi 99-5 du 6 janvier 1999, article16 fixe à 8 semaines l’âge minimal légal auquel un chiot peut-être vendu), est un grand changement pour votre chiot.

Imaginez : il vient de quitter sa mère et sa fratrie pour se retrouver dans un lieu inconnu, des odeurs inconnues, des bruits inconnus... C’est une autre planète pour lui, sur laquelle il va devoir vivre désormais mais dont il ne connaît pas les règles et les codes de vie. Tout est donc à apprendre.

Vous êtes celui ou celle qui allez devenir son être d'attachement.

Votre chiot, même si petit, ne demande qu’à trouver sa place au sein de sa nouvelle famille et comprendre ainsi où il doit se placer dans la hiérarchie familiale. Cela va être sa première préoccupation de petit chien !

Il va donc vous observer, vous écouter et ... essayer de comprendre.

C’est pourquoi, vous devez, avec des attitudes, des mots simples, des gestes aussi, petit à petit et encore une fois  dès son arrivée, lui transmettre ces indications précieuses pour lui et son bien-être.

Cela le rassurera car dans une meute de chiens, prendre la place de dominant n’est pas de tout repos ! Votre petit bout préférera de loin une position beaucoup plus agréable à vivre : celle en bas de la hiérarchie. C’est-à-dire, celle où on se laisse vivre, où on est nourri, guidé etc...

Vous l’avez compris, une bonne éducation est une chose mais montrer sa place à votre chiot en est une autre.

D’ailleurs vous aurez beaucoup moins de mal à éduquer votre chiot si les positions de chacun sont clairement définies. Enfin, n’hésitez pas à lui apprendre le «non». S’il fait une chose interdite, employez à bon escient et sans en abuser le «non», en la lui interdisant, il comprendra vite la signification de ce mot simple.

N'oubliez pas non plus de l'encourager lorsqu'il fait bien : «bravo», «c'est bien», «oui».

Le «non» peut être utilisé mais pas à tort et à travers sinon vous risquez de passer vos journées à dire non. Sachez trouver un juste milieu entre les situations réellement dangereuses pour le chiot et celles qui le sont moins.

Astuce : Voici quelques attitudes simples que vous pouvez adopter pour renforcer votre place de leader (il s'agit ici d'indications générales, chaque chiot étant différent elles peuvent être modulées suivant le profil de celui-ci, affirmé ou pas) :

•Passez dans les portes avant lui. Dans une relation bien établie, le problème ne se pose pas; Votre chien ne passera pas devant vous.

•En ce qui concerne l'accès ou non au canapé : il vaut mieux si cela est possible privilégier un endroit confortable bien à lui plutôt que le canapé familial où il risque d'être dérangé.

•Soyez à l’initiative des jeux et des caresses.

•Ne le laissez pas vous mordiller. Si cela est le cas cessez immédiatement le jeu.

•Ne le laissez pas mendier à table.

•Interdisez-lui l’accès à certaines pièces de la maison, comme par exemple la salle de bains et les toilettes.

Préparer l'arrivée du chiot

Il est fort probable que vous ayez préparé depuis longtemps l'arrivée de ce nouveau compagnon. Nous allons juste récapituler une liste type d'accessoires à prévoir, vous n'aurez ainsi plus qu'à vérifier si le trousseau de votre chiot est bien complet.

Outre les accessoires dont votre chiot aura besoin, pensez à prévoir

  • Son coin couchage. Ne placez pas le panier de votre chiot dans un emplacement stratégique qui l’obligerait à "surveiller" ce qui se passe en permanence. Aussi, essayez d'éviter les lieux de passage, les emplacements près des portes et spécialement la porte de l’entrée. Préférez pour lui, un coin de pièce à vivre, le salon, la cuisine etc...
  • Une laisse Ne la prenez pas trop longue (90 cm maximum) et trop lourde. Au début, votre chiot ne va pas forcément accepter d’être attaché de la sorte. Il va certainement essayer de mordiller la laisse, tirer dessus, et même peut-être s’arrêter. Il va falloir lui apprendre à marcher en laisse.
  • Un collier. Vous constaterez rapidement que, d’emblée votre chiot va trouver le collier très désagréable ! Ceci n’a rien de naturel pour lui et cette chose autour du cou ne va pas lui plaire du tout. Aussi pour son premier collier, évitez les colliers en métal, ou trop lourds, optez plutôt pour un collier en cuir souple ou en tissu, largement suffisant. Plus le collier sera ajusté au cou de votre chien, mieux il sera toléré.
  • Pensez à prévoir une petite médaille qui indique si votre chiot est pucé ou pas et votre numéro de téléphone. Surtout enlevez lui son collier lorsqu'il est seul à cause des risques d'étranglement.
  • Un panier. Il est indispensable pour votre chiot d’avoir un petit coin bien à lui. Un endroit au calme où il pourra se reposer sans crainte d’être dérangé. Bien choisir son panier. Le panier ne doit pas être trop grand ou votre chiot s’y sentira perdu. Si vous optez pour la solution de lui acheter tout de suite la taille définitive correspondant à celle qu’il fera adulte, vous pourriez le remplir de vieilles, couvertures ou édredons pour qu’il se sente plus entouré. Vous les enlèverez au fur et à mesure qu'il grandira. Évitez les paniers en osier très faciles à "grignoter
  • Une gamelle. Pour le chiot choisissez une, gamelle de petite taille et pas trop haute, le chiot doit pouvoir manger à son aise. Qu'elle soit en plastique ou en acier, peu importe les deux sont envisageables. Optez pour deux gamelles : une pour la nourriture et une pour l’eau et non une double gamelle au risque de voir régulièrement les croquettes tremper dans l’eau ! L'idéal est une gamelle antidérapante cela évitera que le chiot la pousse en mangeant, le bruit pourrait l'effrayer.

Astuce : Le moment du repas est propice à l’éducation de votre chiot. Instinctivement si vous lui montrez la gamelle au dessus de sa tête il va s’asseoir et attendre sagement. Profitez de ce moment pour lui apprendre certains ordres "assis", "pas bouger". Laissez le attendre quelques secondes et posez la gamelle devant lui. Lorsque vous jugez que vous pouvez le laisser manger donnez lui l’ordre que vous désirez : "allez", "mange" etc... Ainsi votre chiot apprend la patience. Ne lui laissez pas la gamelle de nourriture à disposition, votre chiot doit terminer son repas en 15 à 20 minutes maximum, au-delà, ôtez lui la gamelle, même s’il ne l’a pas terminé. Par contre vous devez en permanence lui laisser la gamelle d’eau toujours remplie. Fractionnez les repas de votre chiot en deux ou trois fois dans la journée selon son âge.

Un jouet. A 2 ou 3 mois votre chiot cherche à tout prendre dans sa gueule. Il s’agit d’une étape normale qui lui permet de découvrir son environnement. Cette exploration orale dure jusqu’à environ 6 mois. Jouer avec votre chiot est un moment de complicité unique qui permet en plus la mise en place de nombreux apprentissages. Il faut simplement choisir à bon escient les jouets adaptés au chiot. Les jouets éducatifs. Les balles solides en caoutchouc, ou style balles de tennis (sous surveillance afin que votre chiot ne mange pas le tissu et risque de l'avaler). Les cordes à nœud. (Pour les lancer et non tirer dessus). Les jouets à proscrire (dangereux pour le chiot car facilement ingérables et qui peuvent être responsables d'accidents graves).

• Les jouets en plastique facilement déchiquetables

•Personnages en plastique

• Vieilles chaussures

• Les bouteilles en plastique

• Les os à mâcher

A éviter :

En jouant votre chiot va s’énerver, toujours le calmer. Pour ceci, arrêtez le jeu et ignorez-le avant de relancer l’activité.

• Saisir de force le jouet dans la gueule de votre chiot. Si celui-ci refuse de le lâcher, lancez-lui un autre jouet pour récupérer le premier. Relancez alors le jeu. Ainsi votre chiot comprendra vite que le jeu continue seulement s’il vous rend le jouet.

•Les jeux de traction qui encouragent la morsure, par exemple tirer chacun de son côté sur un chiffon ou sur une corde.

•Les jeux de poursuite au cours duquel vous incitez votre chiot à vous courir après.

•Les jeux de corps à corps qui induisent une position hiérarchique.

Une brosse. Quelle que soit la race de votre chien, vous devrez entretenir son poil. Certaines races demandent plus d’entretien que d’autres et le brossage peut-être, selon le poil, quotidien ou hebdomadaire.

Divers/Utile

La pince ou crochet à tiques Un accessoires que tout maître de chien devrait posséder et avoir sous la main. La maladie transmise par les tiques : la piroplasmose est une maladie mortelle

Le ramasse crottes ou sac à crottes. Voilà un accessoire indispensable si vous habitez en ville et que votre chiot "s’oublie" sur le trottoir.

La caisse de transport pour sa sécurité et la votre.

 

Prenez également tout de suite l'habitude d'associer un ordre à son nom. D'ailleurs apprenez lui également tout de suite son nom, très vite il comprendra qu'il s'agit de lui.

Prenez aussi l'habitude d'associer des gestes aux ordres donnés, cela devrait vous venir naturellement. Le chien communiquant par signaux et vivant à nos côtés, est très attentif aux nôtres.

Votre chiot a besoin de repères, de connaître les interdits, pour trouver sa place au sein de la famille. Dès la première journée chez vous, vous pouvez commencer doucement à les lui apprendre.

Il a aussi besoin de tendresse, de douceur afin d'être réconforté. N'hésitez pas à le prendre dans vos bras en le caressant et en chuchotant doucement son nom. Ceci bien sûr sans excès au risque d'en faire un chien peureux.

Astuce :

Les premières semaines, une seule personne de la famille s'occupe de sa nourriture, de ses soins, ceci pour l'aider à créer un autre lien d'attachement grâce à un repère fort et ainsi finir de se construire. Bien sûr cela n'empêche pas les autres membres de la famille d'inter-agir avec lui mais en respectant ce besoin d'attachement. Petit à petit et au fil des semaines le lien se transférera à l'ensemble de la famille.

 

Conseils concernant la première journée chez vous :

•N'invitez pas toute la famille pour voir le petit chiot, attendez quelques jours avant de faire cela qu'il ait pris le temps de s'adapter à son nouvel environnement.

•Laissez le faire le tour de son nouveau chez lui mais seulement dans les pièces qui seront autorisées par la suite. Il ne sert à rien de lui montrer les pièces interdites.

•Commencez tout de suite l'apprentissage de la propreté : s'il fait ses besoins dans le jardin, félicitez-le.

•Montrez lui son panier, et nommez le lorsqu'il est dedans : «panier», cela vous servira par la suite lorsque vous lui donnerez l'ordre d'y aller.

•Respectez son sommeil, cette première journée risque de l'épuiser, laissez le s'isoler et dormir le temps qu'il faudra.

•Ne le grondez pas s'il «s'oublie» dans la maison, faites comme si de rien n'était et ne nettoyez pas devant lui.

•Appelez le par son nom pour qu'il l'assimile rapidement.

•Ne le sollicitez pas trop, laissez-lui le temps de s'habituer.

•Si vous avez des enfants, apprenez leur tout de suite à respecter leur animal, ses cycles de sommeil, ses repas etc...

•Tous les membres de la famille doivent employer les mêmes mots pour les mêmes ordres qui devront être des mots simples et des phrases courtes.

La première nuit

Les premières nuits de votre chiot à la maison risquent d’être très traumatisantes. Jusqu’à présent il était habitué à dormir blotti contre sa mère ou ses frères et sœurs. Leur chaleur, leur odeur le rassurait, il se sentait en sécurité. Il se retrouve désormais sans ses repères, et la première nuit est un moment crucial puisqu’il va devoir gérer ce moment seul. Si vous avez un autre chien, cela a plus de chance de se passer bien. Votre chiot sera rassuré par sa présence, mais si ce n’est pas le cas il va falloir trouver des solutions pour l’aider à surmonter ce cap. Il n’est pas génial de céder à ces pleurs

Mais encore une fois selon le profil de votre chien (affirmé ou pas), c'est à vous de voir si vous désirez ou non continuer à le faire dormir près de vous dans son panier pour une période transitoire !

L'apprentissage de la socialisation

La personnalité de votre chiot se forge entre 8 et 12 semaines. Autant dire qu'il va falloir commencer tout de suite à lui apprendre le monde qui l'entoure.

 C'est l'élevage qui donne les bases, qui forge la personnalité du chiot. La continuité, le relais se fait chez le propriétaire. De la qualité de cette étape fondamentale dépendra son équilibre futur.

Profitez de toute occasion pour lui faire découvrir de nouvelles expériences : sorties en voiture, promenades en ville, rencontres avec des enfants, des personnes âgées, des objets inattendus : fauteuils roulants, camions, voitures, vélos, autres animaux tels que des chats, des vaches, des chevaux... il faut tout lui montrer. N'oubliez pas la familiarisation, confrontez le sans cesse à des expériences nouvelles. Habituez le aux bruits : aspirateur, sèche-cheveux, voitures...

Faites lui rencontrer des congénères : Il important également de lui faire rencontrer ses congénères et ceci en toute liberté. S'inscrire dans un club canin dès ses 8 semaines est une bonne façon, non seulement d'apprendre à éduquer votre chiot mais également de le socialiser, en lui faisant rencontrer des congénères en liberté.

Les rencontres canines doivent êtres sélectionnées : tous les chiens ne sont pas faits pour s'entendre.

Attention pour pouvoir inscrire votre chiot dans un tel Club, il devra être vacciné et tatoué.

Communiquer avec son chiot : se faire comprendre vous le remarquerez rapidement, votre chiot ne demande qu'à communiquer avec vous, et combien il cherche à vous comprendre. Il est même étonnant de constater au fil de cette cohabitation à quel point il est attentif à notre mode de communication. Et pourtant, nos modes de communications sont totalement différents. Ainsi le chien communique avec ses canaux olfactif et visuel (faisant intervenir postures, attitudes et mimiques) alors que nous employons en priorité ceux du verbal et du visuel. Il est important de comprendre qu'une communication Homme/Chien harmonieuse prend en compte tous ces éléments. Aussi pour comprendre votre chiot : observez-le.

Soyez attentif à ses postures, ses mimiques, en prenant en compte qu'un signal isolé n'a souvent aucun sens. Il vous faudra observer et analyser plusieurs signes entre eux. Par exemple, un chiot ou un chien sur lequel vous élevez la voix va aussitôt vous envoyer plusieurs signaux d'apaisements qui peuvent être : le bâillement, la posture du coucher sur le dos, détourner le regard etc...

Vous devrez alors lui montrer que vous avez compris ses signaux et cesser de le gronder aussitôt.

Ne secouez que rarement  votre chiot par la peau du cou pour le gronder. Ceci est une punition ultime qui ne ferait que le traumatiser.

L'ignorance est une punition beaucoup plus cohérente pour lui : ignorez-le, éloignez-le du groupe s'il a fait une bêtise.

Utilisez-vous aussi le plus souvent possible le langage des signes. Associez vos paroles à des signes et des postures. En sachant que ces postures doivent être cohérentes pour le chien sous peine qu'il ne comprenne pas le message que vous lui envoyez.

Il existe un livre très intéressant rédigé par un Spécialiste de psychologie canine Stanley Coren : «Comment parler chien» et plébiscité par de nombreux maîtres de chiens.

Vous y découvrirez entre autres :

  • Un chien qui remue la queue est-il content ? Pas toujours.
  • Quand il montre des dents, va-t-il attaquer ? Pas nécessairement.
  • Et s’il vous lèche, est-ce un baiser qu’il vous donne ? Pas du tout.

Vous y découvrirez tous les signaux d’apaisements

Comment parler chien

Enfin, soyez sûr de vous dans vos demandes en adoptant un langage clair composé de mots simples et courts. Les phrases trop longues n'auront aucun impact sur votre chiot.

Ne criez pas sur votre chiot, ne le brutalisez pas : vous risqueriez de le rendre peureux et anxieux.

Les bases d'une bonne éducation

De  nombreux spécialistes de l'éducation canine s'accordent à dire qu'on obtient beaucoup plus vite ce que l'on attend d'un chien en le récompensant plutôt qu'en le punissant s'il ne fait pas la chose demandée ou s'il a des comportements inadaptés.

D'autant que pour être réellement efficace la punition doit être obligatoirement donnée au moment de l'acte répréhensible. Par toujours facile surtout lorsqu'il s'agit par exemple «d'oublis» dans la maison en votre absence ou de dégâts matériels.

La punition : Elle vise à supprimer un comportement indésirable. Pour être efficace elle doit apparaître au début de la faute et non après. Le contraire est angoissant pour votre chiot car il n'a aucune faculté pour assimiler une punition à un acte répréhensible commis même une heure auparavant. Pour être réellement comprise donc, la punition doit intervenir au moment précis de la faute. Une punition également très significative pour le chiot est de l'isoler du groupe et de l'ignorer un certain temps. Punition ne veut pas dire «violence» avec sanction physique. Cela peut être un «non» ou un arrêt de jeu.

La récompense : Elle permet de faire apparaître un nouveau comportement ou de fixer un comportement souhaité.  Elle doit être donnée après l'exécution complète du comportement souhaité. Il peut s'agir de friandises (gâteaux ou croquettes), mais aussi de caresses, de jouets. On peut alterner les récompenses, mais ce qui est important c'est que le chiot comprenne qu'à chaque fois qu'il fait quelque chose de bien, une chose agréable se passe.

La punition : Elle vise à supprimer un comportement indésirable. Pour être efficace elle doit apparaître au début de la faute et non après. Le contraire est angoissant pour votre chiot car il n'a aucune faculté pour assimiler une punition à un acte répréhensible commis même une heure auparavant. Pour être réellement comprise donc, la punition doit intervenir au moment précis de la faute. Une punition également très significative pour le chiot est de l'isoler du groupe et de l'ignorer un certain temps.

Conclusion : 

Vous obtiendrez plus vite de votre chiot en optant pour la récompense et le renforcement positif.

N'hésitez pas à être démonstratif lorsque votre chiot accomplit ce que vous attendez de lui car il aura vitre fait l'assimilation entre les deux comportements.

Conseil :

Ne faites pas de séances d'éducation trop longues : un quart d'heure est un grand maximum. Si vous constatez des signes de lassitude chez votre chiot, il ne sert à rien de continuer. Remettez la séance à un autre moment.

Le port du collier et de la laisse

Lui apprendre à marcher avec la laisse est primordial pour sa sécurité, notamment en ville où c'est de toute façon obligatoire. Cependant vous devrez également lui laisser des moments de liberté lors de certaines balades, notamment à la campagne, en forêt, sur la plage etc...pour faire ses besoins

Le collier

Plus le collier sera ajusté au cou de votre chien, mieux il sera toléré. Comme nous l'avons mentionné un peu plus haut, évitez les colliers en métal, trop lourds et privilégiez plutôt des colliers légers en tissus ou en cuir souple.

Astuce :

Afin de rassurez votre chiot sur le port de ce collier, habituez le progressivement. Profitez d’un moment de jeu par exemple. Mettez-lui son collier et commencez à jouer tout de suite avec lui afin de le distraire. Retirez lui au bout de quelques minutes, et recommencez un peu plus tard. Augmentez doucement le temps du port du collier, et arrêtez d’y associer un jeu une fois sur deux. Petit à petit le chiot s’habituera à son collier, et le porter deviendra naturel. On estime à 4 ou 5 jours le temps nécessaire à un chiot pour s’habituer à son collier.

La laisse

Optez pour une laisse légère et pas trop longue. Avant les grandes sorties en ville ou dans la campagne, entraînez-vous dans le jardin et au calme. Jamais très longtemps, quelques séances par jour. Montrez au chiot qu’il s’agit d’un moment agréable. Appelez-le pour qu’il vous suive, il le fera naturellement. Servez-vous d’une récompense pour l’attirer vers vous et l’inciter à vous suivre. Évitez les laisses à enrouleur, pas du tout adaptées pour les jeunes chiens et pas si pratiques que ça. Ne laissez pas votre chiot jouer avec la laisse.

Astuce :

Faites attention à ce que la laisse ne soit jamais tendue. Pour ceci, si vous sentez que la laisse risque de se tendre, arrêtez-vous et appelez votre chiot. Lorsqu’il vient à vous, récompensez-le soit par des caresses, soit par une croquette. Ensuite recommencez à marcher en l’appelant. Recommencez autant de fois que nécessaire.

L'apprentissage de la propreté

De nombreux maîtres trouvent cette expérience quelquefois difficile à vivre et souvent trop longue à leur goût. Il faut cependant être conscient qu'à cet âge votre chiot est incapable d'être propre tel que vous l'entendez. Jusqu'à présent, tout ce qu'il a appris avec sa mère c'est de ne pas se soulager à l'endroit où il dort. Aussi, pour lui il est tout à fait naturel de s'éloigner de sa couche et de satisfaire ses besoins. Il vous faudra être patient et attendre qu'il ait 4 ou 5 mois environ (voire au-delà) pour que votre chiot acquiert la capacité de se retenir dans la maison. Pour ceci, vous allez devoir, dès son arrivée mettre en place certains rituels qui tiennent compte de son rythme de vie. Autant être conscient que le votre va s'en trouver considérablement perturbé mais cela fait partie de votre devoir de nouveau maître ! Aussi : patience, patience... et persévérance.

Un chiot doit être sorti environ toutes les 2 heures (selon son âge), ainsi que systématiquement au réveil et après tous les repas.

A faire

  • Félicitez-le dès qu'il fait ses besoins dehors.
  • Choisissez un endroit calme et propice, comme de l'herbe.
  • Soyez patient, laissez le renifler les odeurs à son gré.
  • Ne le rentrez pas trop tôt après ses besoins afin qu'il n'associe pas élimination et fin de la promenade.
  • Si vous le voyez tourner sur lui-même, renifler dans la maison, prenez le dans vos bras et sortez le dehors, il peut avoir envie de faire ses besoins.
  • Ignorez les «dégâts» s'il s'est oublié en votre absence, faites comme si de rien n'était.
  • S'il commence à s'oublier devant vous vous pouvez utiliser le «non» en le prenant pour l'emmener dehors. Récompensez le ensuite lorsqu'il aura fini d'éliminer.

A ne pas faire :

  • Gronder le chiot s'il a fait ses besoins en votre absence. Cela n'a aucun sens pour lui. Il n'a pas la capacité d'associer la punition à l'acte.
  • Nettoyer devant lui s'il a fait ses besoins en votre absence. Faites le discrètement et pas devant lui.
  • Mettre du papier journal pour l'habituer à faire ses besoins à un endroit précis. Cela lui fait deux apprentissages à assimiler en même temps sans compter qu'à un moment vous lui interdirez de faire sur les journaux. Autant bien faire tout de suite. Il est prouvé qu'avec cette technique
  • certains chiens continuent à éliminer à l'endroit où se trouvaient les journaux, même une fois adulte.

Astuce :

Plus l'espace sera réduit, plus votre chiot se retiendra pour faire ses besoins. Essayez de réduire son espace le soir en sachant de toutes façons que si vous l'entendez couiner la nuit il faudra quand même vous lever pour le sortir. Donnez-lui ses repas en 3 fois dans la journée et sortez le systématiquement après).

Lui apprendre à rester seul

Apprendre à votre chiot à rester seul est indispensable. Pour lui, afin de lui éviter de développer un sentiment d'hyper attachement néfaste pour son équilibre futur  et pour vous, puisque vous pourrez partir serein sans risque de retrouver un chiot ayant dévasté tout sur son passage.

Il ne faut cependant pas oublier que pour un chien, animal social vivant en meute, rester seul pendant des heures peut être source d'angoisse, d'ennui voire de dépression. Si vous travaillez Il faut y penser dans votre décision d'accueillir malgré tout un chien dans votre famille. 80 % des abandons sont la conséquence de comportements inadaptés et la sous-évaluation de la part des maîtres des besoins réels de leur animal de compagnie. Ne développez pas en lui un sentiment d'attachement exagéré. Sachez de temps en temps ignorer votre chiot, ne le sollicitez pas en permanence.

Pour bien se construire votre chiot doit se sentir en sécurité, aimé, guidé mais aussi être capable de vivre seul, sous peine de le voir devenir dépendant de vous et de votre présence. Ceci n'est pas souhaitable ni pour lui, ni pour vous.

Quel comportement adopter pour aider votre chiot à rester seul ?

Habituez le à rester seul, même quelques minutes et ceci même lorsque vous êtes dans la maison. Par exemple si vous vaquez à vos occupations, ne le laissez pas systématiquement vous suivre partout, quitte à fermer la porte de la pièce dans laquelle il se trouve. Votre chiot vous entendra et cela le rassurera. Il saura qu'il peut rester sans vous voir et malgré tout ne courir aucun danger.

Si vous devez sortir dans le jardin, faites de même de temps en temps, laissez le dans la maison et revenez ensuite, comme si de rien n'était.

Conseils

  • N'accordez pas d'importance au fait que vous quittiez la pièce ou la maison : pour ceci ignorez votre chien, ne le regardez pas, ne lui parlez pas, le fait de partir doit être naturel et non un événement spécial
  • De même, au retour, pas d'effusions quelconques ou de témoignage de tendresse, ignorez le, surtout s'il est énervé, et appelez le lorsqu'il sera calmé.
  • Il faut banaliser les départs et les retours le plus souvent possible.
  • Ne prenez pas toujours votre chiot dans les bras dès qu'il a peur de quelque chose, laissez le vivre ses expériences.
  • Ne répondez pas à ses couinements s'il vous demande d'ouvrir une porte pour revenir dans la maison s'il est dehors par exemple. Attendez qu'il se calme, et rentrez-le.
  • Par contre s'il pleure pour sortir ouvrez-lui, il a peut-être envie de faire ses besoins.

 

Lui apprendre les ordres simples : «assis», «couché»

Beaucoup de situations de la vie de tous les jours sont des occasions pour apprendre à votre chiot ces positions facilement assimilables :

  • le repas
  • le jeu
  • la promenade
  • le brossage

Parlez à votre chiot. Lorsqu'il est assis parce exemple dites lui ce qu'il est en train de faire : «assis». Il comprendra vite l'association entre le mot prononcé et l'acte qu'il est en train d'accomplir. Votre chiot est très intelligent, une étude scientifique récente a démontré qu'un chien pouvait assimiler un peu plus de 300 mots.

Lui apprendre le «assis»

Apprendre l'ordre du «assis» à votre chiot, est ce qu'il y a de plus facile à faire, d'autant que naturellement il adopte cette position dans de nombreux cas. Par exemple lorsqu'il attend sa gamelle, lorsqu'il attend le jeu, la sortie etc...Faites lui sentir la friandise dans votre main et levez celle-ci en partant de la hauteur de son museau, en faisant ceci, dites lui «Djambo,assis», instinctivement le chiot va lever la tête et s'asseoir. Quand il est assis, donnez-lui la récompense. Répétez l'exercice plusieurs fois par jour.

Récompensez-le systématiquement. Faites la même chose avant de lui donner sa gamelle (la gamelle devient alors la récompense), avant de lui mettre sa laisse, de sortir etc...

A éviter :

Appuyer sur le bas du dos pour aider le chiot à s'asseoir, Il ne ferait qu'essayer de résister et ne

comprendrait pas plus vite ce que vous attendez de lui.

Répéter plusieurs fois l'ordre, votre chiot risque d'être déstabilisé. Dites plutôt «assis» une première fois au moment où vous voyez que le chiot commence à fléchir ses pattes et une deuxième fois lorsqu'il est réellement assis. Ensuite donnez lui sa récompense en le félicitant.

A faire :

Féliciter le chiot.

Associer systématiquement son nom à un ordre.

Le nom du chiot en premier, l'ordre ensuite.

Utiliser toujours le même mot pour le même ordre.

Être patient, ne pas s'énerver si votre chiot ne comprend pas tout de suite.

Ne pas être trop exigeant les premières séances.

Répéter l'exercice plusieurs fois par jour (3 ou 4 fois), et tous les jours.

Lui apprendre le «couché»

Comme pour apprendre le «assis», la méthode est très simple et encore une fois on se sert de la récompense et des positions naturelles chez le chiot. Pour que cela soit plus facile les premières fois, partez de la position assise. Lorsque votre chiot est assis, accroupissez vous devant lui et présentez lui une friandise. Abaisser votre main au sol en la reculant légèrement pour que votre chiot puisse suivre son mouvement et la suivre. Dites lui «Djambo, couché» en même temps que vous réalisez ce geste. Naturellement, il va se coucher pour suivre la friandise avec son museau. Procédez de la même façon que le assis : quand il est couché, donnez lui la récompense et félicitez le : par exemple «couché c'est bien». Répétez l'exercice plusieurs fois par jour.

N'attendez pas de votre chiot qu'il reste très longtemps couché les premières fois. N'oubliez pas de le féliciter. Lorsqu'il aura acquis le «pas bouger» vous pourrez combiner cet ordre avec le

«assis» et le «couché».

Lui apprendre le «pas bouger»

L'objectif est que votre chiot reste à sa place jusqu'à ce que vous l'autorisiez à la quitter. Attendez un peu avant de lui apprendre cet ordre qu'il maîtrise déjà bien le «assis» et le «couché». Le «pas bouger» est un ordre qui vous rendra mille services puisqu'il permet de canaliser les élans de votre chiot lors de certaines situations qui pourraient être périlleuses : descendre de voiture, traverser la rue, passage de vélos, de chevaux, de congénères etc... Cet exercice se fait plus facilement à deux. Il existe plusieurs possibilités d'apprentissage, je parlerai ici de la méthode « dite naturelle » de

Joseph Ortgéga Spécialiste de l’Ethologie de terrain. Le maître a dans la main gauche un objet de motivation qui peut être la friandise ou un jouet. Il marche avec le chiot à son pied qui le suit naturellement. L'autre personne attend son arrivée. Dès que le maître est à sa hauteur, il demande le «Djambo,assis» en levant la friandise au dessus de la tête du chiot. Lorsque celui-ci a adopté la position, il passe la friandise à l'autre personne et s'éloigne en reculant doucement de quelques mêtres (1 puis 2 puis 3, ne pas aller trop vite) en disant «Djambo, pas bouger» (signal à faire mémoriser au chien). La personne qui tient maintenant la croquette dans la main, ne bouge pas sa main pour fixer l'attention du chiot en position assise. Le maître revient alors vers le chiot, reprend la friandise  qu’il offre à son chien si celui-ci n’a pas bougé. A fur et à mesure des répétitions, le maître s'éloignera davantage avant de revenir.

Profitez de certains moments de la vie quotidienne pour mettre cet exercice en application.

Par exemple lors des repas ou encore de la balade, lors de moment d'arrêts : on s'arrête, on donne l'ordre «assis» et ensuite l'ordre «pas bouger» et on repart en donnant l'ordre «en avant» par exemple. Ne pas oublier le nom du chien avant l'ordre.

L'initiation au rappel

La première étape de cet exercice est bien sûr que votre chiot reconnaisse son nom. Pour cela il va falloir le nommer assez souvent, il va ainsi très vite l'assimiler. Vous aurez choisi un nom relativement court, idéalement une ou deux syllabes, 3 grand maximum.

La 1ère étape : Lui apprendre son nom

Les premiers jours, appelez le souvent par son nom (sans exagération). Prenez aussi l'habitude d'associer son nom aux ordres que vous lui apprenez. Par exemple : «Djambo, assis».

En toutes circonstances, essayez de capter son attention en prononçant son nom, s'il tourne la tête ou vous regarde, récompensez-le.

Ne répétez pas son nom trop souvent, 1 à 2 fois suffisent lorsque vous voulez capter son attention.

2e étape : initiation au rappel

Votre chiot doit maintenant répondre à l'ordre «viens» ou «ici» ou encore «au pied».

Il sera plus enclin à revenir vers vous si vous adoptez une position d'invite attractive comme celle imitant le jeu : se plier en deux en tapotant les cuisses et en appelant le chiot : «Djambo, viens». Pour que cet exercice soit efficace profitez d'un moment où le chiot est occupé : il se trouve éloigné de vous, il se promène etc... Votre chiot doit cesser toute activité lorsque vous lui donnez l'ordre de venir. Félicitez-le chaleureusement au fur et à mesure qu'il se rapproche de vous lorsque vous l'appelez. Le rappel doit toujours être suivi d'un événement agréable.

A éviter :

De s'impatienter si le chiot ne vient pas assez vite. Votre chiot sentira votre énervement et n'aura aucune envie de venir vers vous.

De répéter l'ordre trop souvent : il faut se limiter à 2 ou 3 répétitions de l'ordre.

Si vous rappelez votre chiot pour le mettre en laisse après une balade, ne le rentrez pas tout de suite car il pourrait assimiler le rappel à : «fin de la balade» et vous pourriez avoir du mal à le récupérer les fois suivantes.

De même, si vous rappelez votre chiot lors d'une balade, si vous  le rattachez tout de suite ce sera pour le chien une punition, privation de liberté.

Les erreurs à ne pas commettre

Comment le maître renforce INVOLONTAIREMENT LES MAUVAIS comportements du chiot :

En répondant à ses cris de détresse dès les premières nuits à la maison.

En lui permettant de monter sur les fauteuils.

En lui donnant à manger à table.

En le prenant TOUJOURS dans ses bras ou en le caressant s'il a peur de quelque chose.

En le punissant après la faute (en rentrant du travail).

En punissant même si le chiot se soumet ou montre de la peur.

En le punissant s'il se décide enfin à revenir au rappel.

En le laissant mordiller les mains.

En se laissant bousculer par le chiot pour franchir une porte.

En ouvrant la porte au chiot s'il l'exige par ses aboiements.

En lui donnant quelque chose gratuitement.

En le laissant diriger la promenade.

En ne le laissant pas jouer avec d'autres chiots ou avec des chiens adultes équilibrés.

En ne le laissant pas au contact d'enfants.

En le laissant à l'écart lors de la visite d'étrangers.

En abusant de caresses et en le prenant dans ses bras trop souvent.

En lui laissant la gamelle s'il ne finit pas (15 minutes).

En le laissant décider du début et de la fin du jeu.

En acceptant un comportement aujourd’hui et le punir le lendemain.

En lui permettant de dormir avec le conjoint.

En lui permettant de l'agressivité territoriale.

En criant pour se faire obéir.

En lui courant derrière s'il ne revient pas.

Conclusion et conseils

Le nombre de chiots adoptés chaque année est en constante augmentation, celui des chiens abandonnés également.

Plus de 100 000 chiens et chats viennent chaque année remplir les refuges. La majorité d'entre eux ne retrouveront pas de famille et seront euthanasiés. Plus de 80 % des abandons sont la conséquence de comportements inadaptés chez le chien (morsures, fugue, dominance, destruction...) qui pourraient pourtant être évités grâce à une bonne éducation et un minimum de connaissance du fonctionnement du chien. Autant d'euthanasies en résulteront.

Conseils :

Prenez le temps de mesurer le pour mais surtout le contre d'une adoption : la durée de vie du chien (12 à 15 ans en moyenne), l'aspect financier, le temps à passer, les contraintes etc ...

Ne cédez pas à la demande d'un enfant qui n'a aucune conscience de ce que représente la prise en charge d'un être vivant, sauf si vous êtes prêt à prendre le relais s'il est nécessaire.

Prenez la peine de connaître votre compagnon et sa façon de fonctionner.

N'achetez pas un chiot sur un coup de tête dans une animalerie.

Éduquez votre chiot. Socialisez et familiarisez votre chiot : faites lui rencontrer des humains et des congénères. Jouez avec votre chiot.

Si des problèmes surviennent n'attendez pas avant d'agir, consultez un spécialiste : Éducateur canin, votre vétérinaire. Toute situation est récupérable.

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Date de dernière mise à jour : 07/10/2014

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