Le chien qui à peur

 

Le chien qui a peur : causes et solutions

Une émotion ou une réaction émotionnelle peut être positive (agréable) ou négative (désagréable). Lorsqu’il a peur, le chien peut ressentir une réponse émotionnelle désagréable, comme un danger ou une menace. La peur, s’il s’agit d’un danger connu. L’anxiété, lors d’ un danger inconnu. Ce qu’il redoute le plus, c’est l’atteinte à son bien-être physique ou psychologique.

On peut dire que l’émotion c’est le mélange d’un phénomène intérieur (cognitif) avec des manifestations extérieures du corps (tachycardie, bave, tremblements…) ou comportementales (comme l’immobilisation, le retrait en se collant au maître ou la fuite, etc…).

Tout commence pendant la période chiot

Le seuil de réaction aux stimulations va être fixé chez le chiot lors du développement du système nerveux dans les trois premiers mois et va dépendre des conditions environnementales présentes.  Le chiot va classer les signaux qu’il reçoit (odeurs, visions, contacts, audition) selon le phénomène de l’attraction/aversion. On va appeler cela l’homéostasie sensorielle, une capacité d’adaptation aux stimulations, un état de stabilité sensorielle, un équilibre de l’individu dans l’environnement avec absence de réponse émotionnelle. Si son ancêtre le loup doit obligatoirement avoir peur de tout ce qu’il ne connait pas pour sa survie, le chien doit être préparé à sa vie au milieu des humains et n’avoir peur de rien. Tout ce que le chiot connait ne sera pas source de stress. Tout ce qu’il n’aura pas connu sera source de stress, donc potentiellement d’agressivité (il doit être socialisé à plusieurs types d’humains adultes ou enfants).

Etant donné que cette période va de la 3ème à la 12ème semaine, c’est à l’éleveur de préparer cette résistance en choisissant une mère très équilibrée qui donne à ses chiots l’exemple de la maîtrise de soi, en stimulant le chiot, en alternant les stimulations, en les amplifiant de manière correcte, afin que le seuil atteint en conservant l’équilibre émotionnel soit supérieur à celui qu’il aura lorsqu’il séjournera chez son maître.

Ensuite, c’est le propriétaire du chiot qui prendra la relève, ceci avant la 14ème semaine, sinon après il sera très difficile d’obtenir cette sécurisation de

l’individu face à l’inconnu. Ce qui signifie qu’il faudra l’emmener en ville, lui faire rencontrer du monde (par exemple en le promenant dans les bras dans une gare ou au marché), l’habituer à la voiture (courts déplacements suivis de balade en liberté dans un endroit sans risque), fréquenter une véritable école des chiots® pour qu’il prenne contact avec des congénères de plusieurs races et apprennent à communiquer avec eux et s’initie à la morsure inhibée (respect de l’autre dès qu’il adresse un signal de soumission, sinon plus tard il risque de tuer).

Les risques avec le chien qui a peur

  • L’anxiété de séparation qui est la persistance du lien d’attachement primaire au-delà de la puberté. Comme il a peur, le maître devient un élément rassurant, s’il n’est pas présent le chien perd ses repères et émet des comportements indésirables, des manifestations anxieuses (urine et défécations molles, aboiements, destructions, activités substitutives comme la plaie de léchage).
  • La désocialisation qui va rendre les promenades très difficiles car il est intenable et désire agresser tous les chiens qu’il rencontre.
  • L’anxiété, l’émotion et la réaction face à ce que l’individu considère comme un danger réel ou imaginaire. Elle passe par la surprise, l’inquiétude, l’alarme, la crainte, la peur, la panique, la détresse… Un état émotionnel désagréable avec des symptômes psychologiques (nervosité, indécision, peur diffuse) et physiques (tremblements, nausée, essoufflement, tension musculaire, palpitations). Le chien anxieux perd ses capacités d’adaptation à l’environnement, il réagit de manière excessive aux variations du milieu extérieur.

Comment tenter de corriger ?

On commence par tenter d’identifier l’origine de la peur.

Il peut s’agir :

  • D’un congénère (mâle, femelle, chiot, autre race)
  • D’un humain (homme, femme, enfant, ado)
  • D’un autre animal (cheval, chat, mouton)
  • D’un bruit (feux d’artifice, pétard, orage)
  • D’une situation (vétérinaire, voiture, ville) 

Les possibilités de rééducation

Tout d’abord il faut que les maîtres soient conscients que le chien sensible est très proche de son maître, par mimétisme il aura les mêmes réactions, par exemple appréhension des feux d’artifice ou du tonnerre. Donc rester calme et sûr de soi…

En aucun cas caresser le chien qui a peur, sinon on lui montre que l’on partage son inquiétude. Certains éducateurs invitent leurs clients à caresser leurs chiens au moment où ils tirent des coups de feu pour, en théorie, leur apprendre à ne pas avoir peur. En fait, dès que le chiot ou le chien voit que son maître se rabat sur lui brusquement pour caresser de manière assez sèche, il pense: « Ah, il va se passer quelque chose d’anormal, mon maître est très inquiet ». Après les coups de feu, il pensera: « J’ai compris, il faut avoir peur de ces bruits, c’est un danger! ». On devrait plutôt leur demander dans l’esprit de la Méthode Naturelle, de courir, jouer, se rouler par terre avec leurs chiens au moment du son hors norme.

  • La ludothérapie : il s’agit de l’entraîner dans le jeu de manière intense, lorsqu’il est au top de l’excitation on va envoyer à distance le signal qu’il appréhende: passage d’une personne, d’un autre chien en laisse, tir avec pistolet à amorces d’enfant, vélo ou voiture…
  • L’association positive : on doit jouer sur la privation de nourriture durant 1 à 2 jours, ensuite on va offrir quelque chose de très intéressant (viande, saucisse, fromage), au même moment le signal qu’il craint va avoir lieu. S’il s’agit de personnes inconnues ce sera à elles de donner la récompense, d’abord en la jetant, puis en tournant le dos, enfin au bout des doigts. L’objectif c’est de les associer à du positif.
  • L’imitation : d’abord du maître qui démontre de la joie et du plaisir, ensuite s’il est sociable avec les congénères on le promène avec un autre chien qui n’a aucune crainte, on les incite à la course et au jeu, au moment où les stimulations apparaissent.
  • Les fleurs du Dr Bach, homéopathie
  • Le collier qui diffuse des phéromones (odeurs de l’espèce) qui calment

Enfin, ne jamais punir un chien qui a peur de quelque chose, sinon on augmente le problème car il vit dans l’angoisse.

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